Barbezat-Villetard
INVISIBLES TROPISMS


en montre à la Galerie Sans Nom du 3 février au 31 mars 2017
vernissage le vendredi 3 février - 19H

INVISIBLES TROPISMS

Barbezat-Villetard
INVISIBLES TROPISMS
 

en montre à la Galerie Sans Nom du 3 février au 31 mars 2017
vernissage le vendredi 3 février - 19H

La démarche artistique entamée peut-être décrite comme «installative», polymorphe, située entre la deuxième et la troisième dimension, sorte d’«extended sculpture». L’espace s’y trouve, généralement, au centre de la réflexion, et est utilisé comme matériau premier du volume plastique et comme fondement même de l’oeuvre. Avec / Dans nos installations, nous tentons d’explorer l’espace dans ses multiples acceptations : celui du volume architectural, celui d’un espace mental et imaginaire, celui généré par le corps du spectateur… cela par exemple, en le sondant, en le contraignant, en l’outrepassant, en le réinventant… Les limites physiques de l’espace tendent ainsi, à souvent être repoussées, tandis que d’autres dimensions semblent surgir, et appellent à être visitées. Les propositions artistiques, tout comme les médiums, sont sans cesse renouvelés, car ils appartiennent et sont pensés pour le lieu dans lequel ils évoluent.

Jour blanc / whiteout est un phénomène atmosphérique dans lequel les contrastes sont nuls et où tout semble enveloppé d'une lueur blanche uniforme. L'observateur ne peut discerner ni ombres, ni horizon, ni nuages ce qui lui fait perdre le sens de la profondeur et de l'orientation.

En intervenant directement dans et sur l’espace de la galerie GSN, le duo Barbezat-Villetard installe et délimite une zone ; un espace dans l’espace qui tend à repousser ses propres limites.

Dans cet environnement extra-blanc sont disposées quatre « truck boxes ». Ces boîtes de rangement destinées à l’arrière du pick-up sont ici sorties de leur fonction, de leur situation habituelles. De ces objets « ready-made » du quotidien émanent pourtant un sentiment d’inconnu, d’ailleurs. Véritables monolithes, ils deviennent aussi précieux qu’exotiques.

Le paysage alors esquissé par Barbezat-Villetard prend la forme d’un voyage.

Juxtaposés aux « truck boxes », deux téléviseurs lisent en boucle un contenu différent. Bribes d’un arrière-plan céleste, jeu de matière en écho à la structure des boîtes, les interprétations sont volontairement floues et libres, à la manière d’un souvenir.

Comme souvent dans les installations du duo, l’espace-temps est ici capturé, pris dans un entre-deux. Il y a complémentarité entre la rigidité, immobilité des
« truck boxes », et la mouvance, permanence des vidéos.

Le titre invisibles tropisms fait lui-même référence à cet état quelque peu paradoxal. Voyager et observer l’invisible. « « être ailleurs », c’est voir ce que les autres ne voient pas d’habitude, ce qui peut être une notion géographique, mais aussi indiquer un certain degré de conscience. » - Italo Calvino

www.barbezat-villetard.com